Historique de l'élite imperialiste


L’après 1945, des lendemains qui chantent

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, nous pouvons relever trois dates essentielles dans l’immédiate après-guerre : 1946 ; 1947 et 1948. C’est le Premier ministre britannique, Winston Churchill qui a relancé l’idée d’unification de l’Europe dans un discours prononcé à Zürich, le 19 septembre 1946. En effet, il n’hésita pas à affirmer : « Il nous faut édifier une sorte d’Etats-Unis d’Europe » [82].

Ces propos ravirent Richard de Coudenhove-Kalergi qui était soutenu par Churchill. Le fondateur de la Paneurope s’activant de son côté à la relance de l’idéal européen exposa l’histoire de son oeuvre et des projets à accomplir dans un ouvrage intitulé J’ai choisi l’Europe. Dans ce livre, Coudenhove bénéficia de la préface de … Winston Churchill.

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Winston Churchill (1874-1965)
La deuxième étape avec la réunion à Montreux en Suisse, en août 1947, constitue un passage décisif vers le renforcement des fondations de l’Etat mondial en préparation. En effet, divers représentants européens [83] et états-uniens [84] acquis aux principes d’un fédéralisme mondial se sont accordés pour créer deux instituts, sous l’égide du juriste suisse Max Habicht [85], dont l’efficacité se fait largement sentir : le « Mouvement fédéraliste mondial » (World federalist movement, WFM) et l’ « Union des fédéralistes européens » (Union of European Federalists, UEF).Le WFM a présenté sa magna carta, lors de la réunion de Montreux, favorable à l’établissement de principes clefs afin d’instaurer un Etat mondial à base fédérative. Force est de constater que 63 ans après leurs formulations, leurs vœux sont largement exaucés.
 
Il est, en effet, affirmé que « Nous, fédéralistes mondiaux, sommes convaincus que la création de la confédération mondiale est le problème capital de notre temps. Tant qu’il n’aura pas été résolu, toutes les autres questions — nationales ou internationales — resteront sans réponses valables. Ce n’est pas entre la libre entreprise et l’économie dirigée, le capitalisme et le communisme qu’il s’agit de choisir, c’est entre le fédéralisme et l’impérialisme ».
 
Dans la foulée, cette Déclaration propose entre autres les principes suivants : « limitation des souverainetés nationales » avec « transfert à la Confédération des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire », « création d’une force armée supra-nationale » ; en précisant en particulier ce fait d’une très grande actualité en ce début de XXIè siècle qu’ « une juste perspective fédéraliste doit intégrer les efforts faits sur les plans régional et fonctionnel. La formation d’unions régionales (ndlr : souligné par nous) — dans la mesure où elles ne constituent pas une fin en soi et ne risquent pas de se cristalliser en blocs — peut et doit contribuer au bon fonctionnement de la Confédération mondiale ». A la fin de cette Déclaration, il est précisé de favoriser la création d’une « Assemblée constituante mondiale » [86].
 
Parallèlement à la création du WFM, l’Union des fédéralistes européens (UEF) vit le jour à Montreux. Cependant, des travaux d’avant-garde avaient déjà préparé le terrain. En effet, sous l’influence de la Paneurope de R. de Coudenhove-Kalergi, il fut fondé en 1934 Europa Union défendant l’idéal d’une Europe unifiée selon le principe fédéral et inspiré du modèle suisse [87]. Quatre ans plus tard, en novembre 1938, fut créée sous l’influence des fabiens Lord Lothian et Lionel Curtis, Federal Union [88]. Cette dernière est une branche de l’UEF au même titre que le sont les différentes « filiales » française (l’UEF France), allemande (Europa Union Deutschland), italienne (UEF Italie) etc.
 
Précisons que, pareil au principe des poupées russes, l’UEF est une branche du World Federalist Movement (WFM) [89]. Par conséquent, nous avons là un institut européen oeuvrant en faveur du fédéralisme et qui épouse en même temps les travaux du WFM mais à l’échelle planétaire. Pourquoi est-il si important d’évoquer la mission de l’UEF ? Cet institut fédéraliste est dirigé par l’Anglais Andrew Duff, député au Parlement européen sous l’étiquette des « démocrates libéraux » [90]. Il est membre aussi du European Council on Foreign Relations (l’ECFR, « Conseil européen des relations étrangères ») [91] créé en 2007 [92], jumeau européen du CFR états-unien fondé en 1921.
 
Andrew Duff est aussi celui qui, en collaboration étroite avec la Fondation Bertelsmann et le député autrichien Johannes Voggenhuber, a permis la relance du projet de constitution européenne après l’échec des référendums français et hollandais en 2005 [93]. Le Traité de Lisbonne n’aurait pas pu voir le jour — du moins plus difficilement — sans l’appui et les convictions d’Andrew Duff. Par ailleurs, force est de constater que l’influence outre-tombe d’un Cecil Rhodes et d’un Lord Milner s’est faite sentir lors de l’élaboration de la constitution européenne (dite « Constitution Giscard » prélude au Traité de Lisbonne) en 2003-2004.
 
En effet, le « groupe Milner » et les fabiens ont toujours été favorables à l’unification de l’Europe à condition que cela se fasse sous direction anglo-saxonne. Au cours des deux guerres mondiales, les tentatives d’unité européenne sous direction allemande, puissance terrestre, ne pouvaient pas être acceptées par Londres et par Washington car la thalassocratie anglo-saxonne se retrouvait exclue des affaires du vieux continent. Richard de Coudenhove-Kalergi l’avait parfaitement compris à la lecture de son discours en 1950.
 
Par conséquent, il est utile de s’intéresser au secrétaire général chargé de téléguider les travaux de la « Constitution Giscard », l’Anglais John Kerr. Son Curriculum vitae révèle qu’il est à la tête d’une compagnie pétrolière, la Royal Dutch Shell, et qu’il a été aussi ambassadeur de Grande-Bretagne aux Etats-Unis. Ses liens avec l’aristocratie commerciale anglo-saxonne révèlent aussi qu’il est membre du comité directeur chargé du recrutement des élites dans le cadre des « bourses d’études Cecil Rhodes » [94].
 
Comme on peut le constater, la réussite de l’entreprise mondialiste est une affaire de temps ; mais ils y arrivent.Enfin, le Congrès de la Haye (7-10 mai 1948) sous la présidence d’honneur de Winston Churchill et réunissant près de 800 militants pro-européens [95] a posé les premiers fondements d’une Europe unifiée. La figure de proue de ce Congrès fut le secrétaire général Joseph Retinger (1888-1960). Les vrais acteurs de l’histoire sont souvent dans les coulisses. C’est le cas de Retinger travaillant au service du CFR et du RIIA dont l’action fut déterminante dans le développement des structures mondialistes [96]

Réunion du Groupe de Bilderberg (Bruxelles, juin 2000) 

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La société fabienne (Fabian society) [34]

La société fabienne [35] est un institut qui a vu le jour à Londres en 1884 sous l’impulsion de politique anglais comme Sydney Webb (1859-1947) et de son épouse, Béatrice Webb, ou encore de l’écrivain irlandais George Bernard Shaw (1856-1950). L’avant-garde de cette société se fit sous l’influence de promoteur du socialisme comme Robert Owen (1771-1858) [36] qui transmit ses idées à John Ruskin (1819-1900, professeur à l’université d’Oxford [37] et qui influença Cecil Rhodes) [38]. D’autres personnes imprégnées d’un idéal socialiste chrétien comme Frederik Derrison Maurice (1805-1872) ont posé les jalons au cours du XIXè siècle ouvrant la voie à la fondation de la société fabienne. Le choix de « fabien » (fabian) s’explique puisqu’il se réfère au général romain de l’époque des guerres puniques (vers – 200 av – JC), Fabius Cunctator (c’est-à-dire le « temporisateur »). Face au général carthaginois Hannibal, le militaire romain pratiquait la politique de guérilla qui consistait à ne pas brusquer les choses afin d’atteindre son but.

C’est cette méthode de changement en douceur mais implacable qui est la marque de fabrique de la société fabienne. Celle-ci défend le principe d’une société sans classe devant conduire à la synthèse du socialisme (l’Etat providence) et du capitalisme (les lois du marché), le tout devant aboutir à la mise en forme d’une économie monopolistique dans un cadre étatique mondial. Afin de répondre aux ambitions de cette société, ses dirigeants estiment qu’il faut y aller pas à pas ou, selon leur expression, par « graduation ». L’influence de cette société est immense car de nombreux politiques anglais ont été membres de la société fabienne [39].

Cependant, cette influence a été d’autant plus importante que cette société a été à l’origine de la création de la London School of Economics (LES) en 1895 sous l’impulsion de Sydney Webb. Cette prestigieuse école de formation économique qui s’est diversifiée par la suite a formé, dans un esprit fabien, des générations de dirigeants anglais, mais aussi de nombreux étudiants de part et d’autre de la planète. Ceux-ci sont souvent devenus par la suite des acteurs majeurs de la vie politique et économique de leurs pays.

Ainsi, l’ancien président de la Commission européenne, Romano Prodi ; le président John Kennedy ; la reine du Danemark Margarethe II ; Pierre Trudeau (Premier ministre canadien) ; le lobbyiste et membre de plusieurs think tanks Richard Perle (« le prince des ténèbres ») ; le financier George Soros (fondateur des instituts Open Society) ; l’ancien conseiller de François Mitterrand, Erik Orsenna et même le chanteur des Rolling stones, Mike Jagger (il n’a fait qu’un an ! [40]), ont fréquenté les bancs de cette école. Cette dernière grâce à l’action de la société fabienne a contribué au formatage de nombreux esprits de part le monde. Cependant, l’influence de cette société a été variée, entre autres grâce à l’action d’un de ses membres, l’écrivain Herbert George Wells (1866-1946).

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H.G. Wells (1866-1946)
Imprégné de l’idéal fabien, H.G Wells a su développer ses vues dans de nombreux livres. Auteur à succès comme L’Homme invisible, La Machine à remonter le temps ou encore La Guerre des mondes, cet écrivain anglais a su répandre ses convictions dans un ouvrage paru en 1928, Open conspiracy (« conspiration ouverte ») [41] , prônant un Etat mondial sans classe, contrôlant tout (« une nouvelle communauté humaine » selon son expression), encourageant la réduction drastique de la population mondiale et la pratique de l’eugénisme. En fait, dès le début, H.G Wells a présenté ses théories dans un ouvrage méconnu et dont le titre correspond exactement à la formule maçonnique Ordo ab chao : La Destruction libératrice. Paru en 1914, cet ouvrage raconte l’histoire d’une guerre généralisée aboutissant à la création d’un Etat mondial constitué en 10 blocs (« 10 circonscriptions » selon la formule de l’auteur [42]). C’est dans ce livre – rappelons-le paru en 1914 – que l’on retrouve l’expression « Nouvel ordre mondial » [43].
 
Par la suite, H.G Wells a récidivé en publiant un livre en 1940 au titre sans équivoque : Le Nouvel ordre mondial [44].Tous ses représentants fabiens fréquentaient et collaboraient de près ou de loin avec l’équipe de Cecil Rhodes puis de Lord Milner. Un véritable esprit de corps en faveur d’un but commun, un Etat mondial, animait ces différentes personnes. Ces élites anglo-saxonnes, qui ne sont que la suite logique de ces aristocraties commerciales du Moyen-Âge, ont continué à rassembler leurs forces au sein d’autres clubs comme la Pilgrim Society en 1902 à Londres et à New York [45]. La vitesse supérieure fut atteinte, en 1910, avec la création de la Round Table.

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Histoire du « Nouvel ordre mondial »

par Pierre Hillard

Pierre Hillard retrace l’histoire d’un courant idéologique qui imprime sa marque aux actuelles tentatives de regroupement d’Etats au sein de blocs régionaux et tente de les orienter vers une forme de gouvernance mondiale. Son objectif n’est pas de prévenir les conflits, mais d’étendre la puissance financière et commerciale du monde anglo-saxon. Il théorise et revendique le projet d’un « Nouvel ordre mondial » érigé sur les ruines des Etats-nations.

Bien sûr, il ne s’agit pas d’assimiler tous les efforts visant à mettre fin aux divisions nationales à une volonté de domination. Mais il est indispensable d’étudier ce projet de globalisation politique afin de ne pas le laisser transformer l’idéal de l’unité humaine en un cauchemar totalitaire.

- L’Union des nations sud-américaines (UNASUR) [6] : créée en mai 2008, elle entend passer d’une logique sub-régionale à une identité régionale en fusionnant en une seule organisation le Mercosur et la Communauté andine, c’est-à-dire en réunissant tous les Etats du continent sud-américain (à l’exception de la Guyane française, et des îles britanniques Sandwich et Malouines). L’idéal poursuivi est de réussir la mise sur pied d’un parlement, d’une monnaie unique [7] et d’une citoyenneté commune. L’UNASUR entretient des liens privilégiés avec son modèle européen dans le cadre d’une assemblée parlementaire euro-latino américaine appelée EUROLAT [8].

– Le Système d’intégration centre-américain (SICA) [9] : créé en décembre 1991, ce groupe de pays centre-américains poursuit les mêmes objectifs cités ci-dessus, en particulier la création d’une monnaie unique suite au 33è congrès tenu à San Pedro Sula (Honduras) en décembre 2008.

– Le lancement de « l’Organisation de l’Unité Africaine » (OUA) [10] en 1963 a permis de passer à la vitesse supérieure, à partir des années 1999-2000, avec la création de l’Union Africaine (l’UA, à Durban en juillet 2002) et du « Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique » (NEPAD) [11]. Les objectifs (commission, parlement panafricain, cour africaine des droits de l’homme, etc) se calquent sur le modèle européen [12].

– Le Conseil de coopération du Golfe (Golf cooperation council, GCC)  [13] : créé en 1981, il tend à une union de plus en plus étroite entre les Etats du Golfe (Bahrein, Koweït, Oman, Qatar, Arabie Saoudite et Emirat arabes unis). Une monnaie commune est prévue vers 2010/2011. Le nom avancé par certains est « Khaleeji ». Cependant, même si le principe d’unité monétaire est retenu, l’appellation de cette monnaie n’est pas assurée [14].

– Une union asiatique prend forme sous l’égide de trois acteurs principaux : le Japon (CEAT, Council on East Asian Community), la Chine (NEAT, the Network of East Asian Think Tank) et la Corée du Sud (EAF, the East Asia Forum). Depuis le 1er janvier 2010, la Chine et l’Asean (sigle anglais pour « Association des nations du Sud-Est asiatique) ont lancé la plus grande zone de libre-échange au monde, à laquelle se sont joints la Corée, le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Elle doit permettre « d’accélérer ce processus de régionalisation » comme se plaît à le dire Xu Ningning, le secrétaire général du Conseil économique Chine-Asean [15].

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La France de la république nous assomme depuis des lustres avec leur révolution, leurs penseurs, leurs grandes époques des lumières, leurs leaders politques mais surtout leurs auteurs et écrivains renommés qui ont fait soit disant “la grandeur” et “l’âme républicaine” du pays “des droits de l’hommes”…

On nous éduque, dès la primaire, avec leurs écrits,  leurs biographie et discours “pacifique et universel”, pourtant parmi les oeuvres et sermons de ces “modèles” de sociétés”, certaines nous ont été sciemment cachés et occultés n’allant pas dans le discours moderne pro-Juif et sioniste de la France actuel. Mais la réalité reste depuis des siècles identique, preuve en est :

“Je n’aime pas les youpins”.

De Gaulle (Charles) – Cité par André Le Troquer, La parole à Le Troquer, Ed la Table Ronde 1962)

“Alors, une colère le souleva contre son vainqueur. Ah ce Gundermann, ce sale juif, qui triomphe parce qu’il est sans désirs! C’est bien la juiverie entière, cet obstiné et froid conquérant, en marche pour la souveraine royauté du monde, au milieu des peuples achetés un à un par la toute-puissance de l’or. Voilà des siècles que la race nous envahit et triomphe, malgré les coups de pied au derrière et les crachats. Lui a déjà un milliard, il en aura deux, il en aura dix, il en aura cent, il sera un jour le maître de la terre.”

Emile Zola , extrait du roman «  L’Argent »

“Vous êtes frappés de cette haine et de ce mépris que toutes les nations ont toujours eus pour les Juifs. C’est la suite inévitable de leur législation : Il fallait, ou qu’ils subjugassent tout, ou qu’ils fussent écrasés. Il leur fut ordonné d’avoir les nations en horreur, et de se croire souillés s’ils avaient mangé dans un plat qui eût appartenu à un homme d’une autre loi.

Ils appelaient les nations vingt à trente bourgades leurs voisines qu’ils voulaient exterminer, et ils crurent qu’il fallait n’avoir rien de commun avec elles. Quand leurs yeux furent un peu ouverts par d’autre nations victorieuses qui leur apprirent que le monde était plus grand qu’ils ne croyaient, ils se trouvèrent, par leur loi même, ennemis naturels de ces nations, et enfin du genre humain.

Leur politique absurde subsista quand elle devait changer ; leur superstition augmenta avec leurs malheurs : leurs vainqueurs étaient incirconcis ; il ne parut pas plus permis à un Juif de manger dans un plat qui avait servi à un Romain que dans le plat d’un Amorrhéen ; ils gardèrent tous leurs usages, qui sont précisément le contraire des usages sociables. Ils furent donc avec raison traités comme une nation opposée en tout aux autres ; les servant par avarice, les détestant par fanatisme, se faisant de l’usure un devoir sacré. Et ce sont nos pères ! “

Voltaire, essai sur les Mœurs et l’esprit des Nations, de Voltaire (1756)Tome5, page 82-83

“A propos du juif qui, pendant la guerre, avait demandé à être décoré, et avait offert pour ce, de verser 30 000 francs, à la souscription de chaussures, lancée par Thiers, quelqu’un disait ce soir, que le caractère de la race juive diffère absolument du caractère de la race aryenne, en ce que chez cette race, toute chose au monde a une évaluation en argent.

Or, pour le juif, la croix c’est telle somme, l’amour d’une femme du monde c’est telle somme, une vieille savate, c’est telle autre somme. Ainsi dans une cervelle sémite tout est tarifé : choses honorifiques, choses de coeur, choses quelconques.”

Jules et Edmond de Goncourt – Journal des Goncourt, 1er mai 1893

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Et c’est ainsi que la France et l’Europe se retrouve peuplée d’une grosse minorité de Musulmans qui n’ont rien demandé à personne mais qui sont le jouet de toutes les manipulations et de toutes les tensions sociales existantes.

Il faut savoir que nos pères ont hérité d’une tradition Islamique directement issue de la pression coloniale et de toutes ses tentatives pour éradiquer l’Islam ou du moins l’Islam dans son aspect politique et social (c’est à dire, en jargon médiatique occidental, “l’islamisme”).

Habitués à vivre sous une république coloniale puis sous un régime arabe séculier, ils ne voyaient aucun mal à vivre sous une république laïque car cela revenait au final au même. La Parole d’Allah du point de vue de la gouvernance étant absente dans ces trois cas.

Mais certains de leurs descendants ont tenté de renouer avec leurs véritables racines Islamiques en allant chercher audelà de la tradition parentale de colonisés prêts à tout pour être accepté par le “maître” et, en cas de vélléité d’indépendance comme ce fut le cas au Maghreb, n’allant pas plus loin qu’une revendication d’un modèle de société de type purement occidental que cela soit un idéal communiste, socialiste, laïque libéraliste ou démoncratique.

Car encore une fois pour balayer les idées reçues de laïcards stupides (arabe ou non), l’Islam de nos parents n’est pas l’Islam authentique hérité des pieux prédécesseurs. Donc le fait que certains jeunes Musulmans issus de l’immigration se mettent en porte-à-faux avec leurs propre parents pour récuperer cet héritage Islamique véritable, quitte à se mettre à dos une société décadente complètement hostile à leur modèle (qui n’est autre que le modèle du Prophète Mohammad (que la prière et la paix de Dieu soit sur lui) et de ses épouses ainsi que des compagnons et de leurs épouses), n’est pas le fruit d’une mauvaise compréhension ou d’un sois-disant endoctrinement.

Ce phénomène est dû à une véritable volonté de suivre le chemin de l’Islam authentique en contradiction avec l’Islam “toléré” par les puissances coloniales de l’époque et transporté par nos parents en France. On peut raisonablement affirmé, par exemple, que si on aurait soupçonné l’Algérie indépendante de vouloir instaurer un Etat Islamique digne de ce nom, le FLN n’aurait certainement pas reçu le soutient des Etats-Unis et de l’ONU (qui étaient pour l’auto-détermination) dans sa lutte de libération et il n’y aurait eu aucune connivence entre le gouvernement algérien “indépendant” aux idées franc-maçonnes à peine cachées, et le gouvernement français pour la mise en place du plan de l’immigration. C’est mon point de vue.

La chose étant dite, le développement de l’Islam en France suite à l’immigration massive, (cette dernière étant une conséquence de plusieurs autres phénomènes d’ordre sociaux en France sur lesquels nous ne nous attarderons pas), était également en phase avec le réveil de l’Islam dans le monde Musulman. Comme je l’ai dit, la nation Islamique est composée de différents peuples, donc quelque soit l’éloignement géographique, culturel ou même temporel (pour ce qui touche au dogme), il y a le lien indissoluble de la croyance qui uni les Musulmans. On ne peut donc certainement pas, au risque de décevoir certains, parler “d’Islam de France”.

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Que la paix soit sur celui/celle qui suit la guidée.

Concernant l’immigration et l’Islam, il est temps que les gens de la Sunnah fasse un constat sur ce qui s’est passé, pourquoi cela s’est passé et comment cela continu de se passer actuellement et quelles en ont été les conséquences. Et il est d’autant plus profitable pour nous que ce constat se fasse d’après le regard d’un Musulman étant lui-même un acteur directe (quoique involontaire) de ce phénomène.

On peut aisément déterminer deux causes à l’immigration massive des pays des anciennes colonies vers l’ancienne métropole, en l’occurrence la France pour ce qui concerne notre propos. Il est évident que les causes invoquées par le discours officiel de l’Etat et des médias français sont à balayer d’un trait vu la manipulation et la propagande de masse dont ils usent et abusent à notre encontre depuis des décennies. C’est un discours qui risque de déplaire fortement aux personnes (Musulmanes ou non) endormis par cette propagande. Mais il faut savoir être réaliste et dire la vérité.

On trouve au premier abord une cause manifestement politico-économique qui plonge ses racines dans la seconde guerre mondiale lorsque les quelques résistants français étaient en grande partie composés de communistes et qu’à la “victoire” le chef de la résistance qui était de droite, De Gaulle, fut bien obligé de trouver un compromis avec eux pour élaborer l’Etat qu’il voulait mettre en place au sortir de la guerre. C’est ainsi qu’il leur concéda certaines mesures sociales auxquelles ils étaient attachés dans la future politique du gouvernement et en échange ils ne se rallieraient pas au bloc de l’est chapeauté par les soviétiques, alors en pleine ascension.

Car les “résistants” communistes avaient des armes et De Gaulle craignaient qu’ils ne fassent jouer du canon pour faire respecter leurs desiderata. Mais il y avait sans doute une clause secrète ou du moins des intentions cachées derrière ces concessions envers les “rouges” car par la suite, pour contrer les forces vives du Parti Communiste Français qui avait beaucoup de poids à l’époque, la décision fut prise de renforcer et de consolider l’immigration massive déjà largement entamée depuis les années 1950.

C’est ainsi que nos parents qui étaient venus travailler en France pour gagner de l’argent et retourner ensuite dans les pays Musulmans, se sont vus rejoindre par leurs femmes et établir une descendance dans ce pays grâce/à cause des décisions gouvernementales. Et ici il faut bien reconnaître une grave erreur du côté de nos parents car, pour la plupart, ces décisions d’émigrer, même temporairement, en terres laïco-chrétiennes (on ne sait même plus comment les nommer en termes culturels) n’ont été sanctionnées positivement par aucun savant Musulman digne de ce nom.

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Bien que n’adhérant pas du tout à la pensée sectaire et religieuse du philosophe Harun Yahyâ, je dois bien avouer que son livre intitulé “La Franc-maçonnerie mondiale” est une oeuvre utile et conséquente qui résume méticuleusement bien l’historique et le rôle satanique des Franc-maçons dans la destruction des religions , la création et l’implatation de toute sorte d’idéologie hérétique [laicité, république, marxisme, communisme, capitalisme…] qui fait aujourd’hui autorité dans la quasi totalité du monde actuel.

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Faisant fi des errances religieuses que l’auteur veut associer à l’Islâm et d’un laxisme naïf dans sa considération envers les novices franc-maçons et les Juifs, force est de constater que cet épitre se doit d’être propagé, je vous offre donc ce livre en téléchargement DOC et pour plus de clarté dans la conspiration maçonnique à travers les époques, je mettrais inshâa Allah chaque semaine, un chapitre du livre sur le blog.

Bonne lecture.

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