Dans notre missive et notre réponse aux nationalistes Européens et de tradition Catholique, nous avions formulés que la seule voie de libération possibe pour la sauvegarde de leurs patrimoines et de leur pays était celle du sacrifice, du combat & du sang.

En effet toute autre vaine tentative de résistance [politique, presse alternative, internet, manifstation passive, conférence…] est vouée à l’échec, à la propagande médiatique, à la dénonciation “nationalo-faciste” des élites, et en fin de compte elle revient à crédibiliser le système en place et à renforcer la forte lobotomisation du peuple endormis.

La longue et lente agonie de la France et de l’Europe en général est aujourd’hui à un stade final et décisif, les dominants n’attendent plus qu’à porter le dernier coup qui achèvera enfin la France des autochtones jadis blancs, chrétiens, respectueux des moeurs et des traditions complètement anéantis et oubliés pour une France métissée, athée, aux moeurs dépravés et dégénérés, en proie à une proche guerre civile et calculée avec la masse immigrée arabo-musulmane.

Une masse désigné comme coupable parfait de la perte d’identité de la population de base et couverture idéale pour disculper l’élite mondialiste unique fautive de toute cette planification programmée. Nous savons pertinement quoiqu’il en soit, que cette voie à laquelle nous appelons les autochtones Européens, est une issue peu probable et que la résistance dite “anti-impérialiste”  sur le vieux continent, en particulier la France, n’aura jamais le courage, ni le dévouement nécessaire pour emprunter l’unique chemin salutaire pour leur survie.

Pourtant au cours de l’histoire et au lendemain de la révolution maçonnique si idolâtrée en France, une grande partie du peuple a su donner la véritable définition au mot ‘résistance’ en sacrifiant leurs biens et leurs personnes par refus catégorique du nouvel ordre établie par la noblesse révolutionnaire de 1789. Dans un élan de courage et de vaillance, des hommes se sont levés en Vendée…L’armée Royale et Catholique, ainsi se nommait ce mouvement dissident et contestataire.

Bien entendu, cette révolte s’est terminée dans un bain de sang, l’oligarchie a fini par anéantir cette rebeillon avec un génocide horrible, evidemment, non mentionné dans nos livres d’histoires. Je proprose donc ce rappel historique et, disons le en toute vérité, héroïque, en espérant naïvement, que cette épisode soit réitéré un jour par nos pseudos résistants nationalistes et catholiques actuels.

Avant le génocide : Les soulèvements dans l’Ouest

La Révolution avait fait naître l’espoir de réformes nécessaires qui étaient partagés par la majorité du peuple, de la noblesse et du clergé. En 1789, il n’était nullement question d’abolir la royauté ni d’interdire aucun culte. En 1793, la vente des biens nationaux a profité à la bourgeoisie. Les”patriotes” ont acheté châteaux, églises et bonnes terres mais les nouveaux maîtres ont le mépris de la paysannerie ce qui est une caractéristique des esprits “éclairés”.

Puis, la Constitution Civile du Clergé impose aux prêtres de prêter serment à l’Etat ( décret d’application 27/11/1790). Ceux qui refusent doivent renoncer à leur Ministère. On les remplacera par des prêtres assermentés, des “fonctionnaires de la foi”, en quelque sorte. Séparée de Rome, cette église “nationale” est shismatique. Bien sûr, les prêtres insermentés continuent de pratiquer leur ministère en secret.

Ils sont poursuivis et emprisonnés. Le ressentiment devient plus vif à l’égard des prêtres assermentés, dits “jureurs”. La prise de fonction d’un curé jureur donne lieu parfois lieu à des échauffourées et la Garde Nationale doit intervenir. Mais c’est la Levée des 300 000 hommes qui met le feu aux poudres. L’Ouest rechigne à fournir un contingent à la Nation qui a déclaré la guerre à l’Europe.

L’ exaspération est d’autant plus forte que les membres de la Garde Nationale resteront sur place. Autrement dit , il faudrait aller se faire tuer pour ces bourgeois pleins de morgue, qui paradent dans leur bel uniforme, qui perquisitionnent sans ménagement pour débusquer les prêtres non assermentés. La guerre aura bien lieu, mais pas aux frontières.

La guerre en Vendée est déclenchée et après quelques mouvements sporadiques, c’est l’embrasement général du 10 au 13 mars 1793. Les deux tiers de la Vendée se soulèvent ( la plaine et la côte sud resteront toujours républicaines) , mais aussi l’ouest du Maine et Loire ( les Mauges), le Sud de la Loire Atlantique, le Nord des Deux Sèvres.

Le territoire insurgé est délimité au nord par la Loire, de son embouchure jusqu’à Angers. A l’est , d’ Angers jusqu’à Parthenay. Ce sont des hommes du peuple qui prennent la tête du mouvement. Ils iront chercher de vrais cadres militaires chez les nobles. Au tout début de l’insurrection, personne n’a conscience de l’ampleur du mouvement. L’action paraît suicidaire.

Ainsi, Charette, Le” Chevalier Charette, celui qui entrera bientôt dans la légende, est tiré de dessous son lit par des maraîchins surexcités. D’Elbee, Bonchamps, Sapinaud , La Rochejaquelin, Lescure ne seront guère plus enthousiastes. Les vendéens n’ont pour toutes armes que quelques fusils de chasse et leurs outils de travail, comme aux temps des anciennes jacqueries. Emmanchée à l’envers, la faulx devient une arme redoutable.

Ainsi équipés, les vendéens se jettent sur les bourgs républicains. Les gardes nationaux n’ont pour ainsi dire aucune expérience militaire. Ils sont immédiatement culbutés. Bientôt, les villes tombent: Bressuire le 2 mai, Thouars le 5, Fontenay le 25, Saumur le 9 juin, Angers le 18. Voilà les vendéens équipés de milliers de fusils, de dizaines de canons. Leur Armée Catholique et Royale compte 50 000 hommes, elle commence à se structurer.

Jacques Cathelineau, un simple colporteur, est élu Général en Chef. A Paris, c’est la consternation. Les troupes envoyées pour mater les “soldats en sabots” se sont toutes fait battre à plate couture. D’autres troupes sont dépêchées. La Vendée comprend alors qu’elle ne pourra rester seule. La prise de Nantes permettrait de rallier les chouans de Bretagne et d’avoir un grand port pour communiquer avec l’Angleterre.

L’attaque de Nantes a lieu le 29 juin. Malgré un problème de synchronisation entre les différentes armées vendéennes et une défense acharnée des patriotes, Cathelineau parvient au centre de la ville. Mais il s’écroule, Place Viarme, frappé d’une balle en pleine poitrine. Désemparés, les vendéens refluent, alors que la ville est quasiment tombée. Le Général en Chef de la Grande Armée Catholique et Royale décédera le 14 juillet suivant, à Saint Florent leVieil

La République va bientôt aligner 60 000 hommes contre la Vendée . Si les forces en présence paraissent équilibrées, l’avantage est à la République: ses soldats sont mobilisés en permanance, tandis que les vendéens n’exploitent jamais leurs victoires, trop pressés qu’ils sont de retourner à leurs champs. Les” bleus » peuvent attendre, mais pas les foins, ni la moisson.

Parmi les nouveaux arrivants républicains en Vendée, Westermann, dont les exploits ultérieurs lui vaudront le titre de” boucher de la Vendée ». Par un raid audacieux, il surprend les royalistes et reprend Bressuire et Mauléon, avant d’être mis en déroute. Victoire aussi le 18 juillet pour les vendéens à Vihiers, bien qu’aucun des chefs vendéen ne soit présent. Le mois d’août sera moins heureux: échec devant Luçon, défendue par la garnison et ses habitants.

Encerclés par les garnisons de Niort, Nantes, la Rochelle, Angers, les vendéens sont sur tous les fronts. En 5 jours , ils vont battre les meilleures troupes républicaines et des chefs militaires de talent comme Kléber. Ainsi, cette armée de Mayence , ainsi nommée parce qu’elle a soutenue un terrible siège dans la ville du même nom. Elle a même obtenue des prussiens de quitter la ville avec armes et drapeaux, à condition toutefois de ne plus combattre à l’Est. L’armée de Mayence est dirigée vers la Vendée. La Convention est sûre qu’avec de tels soldats, on ne fera qu’une bouchée de la Vendée.

Mais Kleber et ses mayençais s’inclinent à Torfou le 19 septembre. Ce n’est pas la déroute, mais l’armée de Mayence a du battre en retraite. Exploit deux fois réitérés dans les semaines suivantes. Le choc décisif aura lieu à Cholet le 17 octobre. De l’aveux même de Kleber, les vendéens ont le tort d’accepter l’engagement en dehors de la ville. La bataille dure jusqu’à la nuit tombante, la victoire semblant changer de camp à plusieurs reprise.

Deux chefs vendéens, Bonchamps et d’Elbée sont grièvement blessés. Comme à Nantes, c’est le signal de la déroute. L’armée catholique et royale fuit vers la Loire. Hommes, femmes, enfants: 80 000 personnes vont traverser le fleuve sur des barques et des radeaux de fortune. A Saint Florent le Vieil , près des plages où se déroule la traversée, Bonchamps mourant sauve la vie de 5 000 prisonniers bleus que les vendéens, exaspérés par la défaite et les exactions républicaines, voulaient fusiller.

Cet épisode est bien sûr passé sous silence par les ouvrages scolaires laïcs et républicains. On préférera évoquer le jeune Barra assassiné par des chouans qui voulaient le forcer à crier “vive le Roi”. Un fait qui tient plus de la légende que de l’histoire.

La Virée de galerne, c’est le nom de cette tragique épopée qui va mener le peuple de Vendée sur les routes de l’Ouest. Malgré le flot des traînard, l’Armée Catholique et Royale, renforcée par des chouans venus de Bretagne et du Maine, va remporter une série de victoires. L’objectif est de rallier Granville pour permettre l’arrivée de secours anglais. Laval, Entrammes, les royalistes balaient les défenses républicaines.

Mais Granville s’avère imprenable par la terre. Sans attendre l’arrivée de l’escadre anglaise, les vendéens se jettent à l’assaut des murailles. C’est l’échec. Alors que l’armée vendéenne vient à peine de lever le camp, la flotte britannique apparaît. C’est le retour , ou plutôt le calvaire, car seulement 5% des vendéens reverront leur paroisse.

Tous les autres périront sabrés, fusillés, ou pire encore. La cavalerie républicaine suit l’armée à la trace et les consignes sont de ne faire aucun prisonnier. Pontorson, Dol, Antrain, les vendéens remportent victoires sur victoire. Il s’agit maintenant de repasser la Loire à Angers. Hélas, la ville qui avait fêté l’Armée Catholique et Royale est désormais solidement tenue.

Les Vendéens sont refoulés vers Le Mans, alors qu’ils étaient aux portes de leur pays. Le 12 décembre 1793, c’est la défaite au Mans, le 23, ce qui restait de l’armée est massacré à Savenay . Westermann pourra écrire à la Convention:

” …il n’y a plus de Vendée. Elle est morte sous notre sabre libre avec ses femmes et ses enfants // suivant les ordres que vous m’aviez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux , massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher “.

La disparition de l’armée vendéenne n’est pas satisfaisante pour la Convention.

Elle ordonne l’anéantissement de tous les habitants de la zone insurgée ” il vous est ordonné d’incendier toutes les maisons des rebelles, d’en massacrer tous les habitants “. Le département est rebaptisé Vendée-Vengé.

Source

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